Compétence, Familiarité et Formation… un peu d’histoire (1 de 2
Historiquement, les COMPÉTENCES étaient validées par la Cie au moment de la progression de classes et de groupes et la compétence une fois acquise n’était pas remise en question. La compétence ne garantissait pas la familiarité avec un produit, mais bien que le travailleur avait franchi avec succès les étapes de l’apprentissage théorique et pratique requises par le métier en question.
Syndicalement, nous considérons nos membres, compétents, mais pas nécessairement familiers sur tous les produits.
Avec le temps, pour assurer une gestion efficace des heures supplémentaires ne pas être en courbe de familiarisation durant les heures supplémentaires) la Cie a introduit les chartes de familiarités. Ce système précisait sur papier, qui pouvait travailler en heures supplémentaires sur tel ou tel pièces ou module et par le fait même incitait, ceux qui voulaient faire des heures supplémentaires, à devenir familiers, le plus rapidement possible. Du coup les conséquences prévisibles se sont produites, les familiarités étaient octroyées plus ou moins facilement en fonction de l’individu ou la charge de travail (heures supplémentaires). N’oublions pas que les injustices financières de la distribution d’heures supplémentaires et la complexité de sa gestion découlent en grande partie de cette décision d’implanter ces chartes de familiarités.
Cette courbe de familiarisation s’est toujours faite sur le tas, à temps perdu, un peu par n’importe qui, n’importe comment, sans rigueur, sans constance ni plan d’action, laissant souvent le membre à lui-même pour se familiariser de façon autodidacte. La validation de ces acquis relevait des chefs d’équipe et du contremaitre qui sous diverses pressions, sans structure ou paramètres tangibles, acceptaient ou refusaient de signer la feuille de familiarité de tout un chacun. Les signataires étaient aux prises avec un processus subjectif et leur jugement souvent influencé par des pressions inappropriées.
Depuis des années, des demandes syndicales récurrentes sont faites et malgré l’insertion de textes dans la convention collective et la création d’un comité paritaire de formation, la formation technique dispensée n’a rien de « World Class »
Juste en calculant les gains de productivité et les économies potentielles de non-qualité qui résulteraient d’une formation adéquate, il est inconcevable de ne pas y consacrer les ressources nécessaires. De plus, la nature de notre travail et les responsabilités qui nous incombent, l’exigent!
Exigeons une formation de classe mondiale!
Respect, Solidarité, Justice
Le Comité de négociation
6 septembre 2011